Toujours, je revêts le rôle de la victime. Dans mon inconscient, je rêve qu'on me piétine, qu'on me brise, qu'on m'achève. Qu'un être sans pitié ni coeur se délecte de la vue saisissante de la souffrance sur mon visage que seul lui peut soutenir.
Qu'enfin j'aie cette euphorie qu'est d'être la martyre de la scène et qu'on glorifie ma pureté. Qu'on présente mon agonie dans un stade et que toute l'innocence et la naïveté de mes sentiments cruellement trahis soient source d'indignation générale.
Ce qui est honteux, c'est que j'acquiece à ce sort misérable, sinon pourquoi serais-je cette enfant naïve et larmoyante, pourquoi aurais-je un visage angélique si ce n'était pas pour me faire défigurer par un monstre sans vergogne? C'était la plus parfaite des fins possibles.
C'est ainsi que je me parai de la plus belle de mes robes et que je colorai mes paupières de pourpre le jour de mon meurtre. J'étais destinée à cette fin cruelle et tragique, je l'avais élue comme étant ma destinée, trop sacrée pour subir une existence si insipide qu'était le bonheur béat dont rêvent toutes les âmes salies.
Et toi, tu n'aspires à rien d'autre que d'avoir ce privilège qu'est de me détruire, riant de ma honte et de ma tristesse devant tous. Mon regard baissé exalte tes sens, tandis que je suis subjuguée par la beauté poétique de cet instant dramatique dont je suis, et moi seule, la vedette.
Que mon amour soit mon bourreau afin que ma mort soit extase.
Qu'enfin j'aie cette euphorie qu'est d'être la martyre de la scène et qu'on glorifie ma pureté. Qu'on présente mon agonie dans un stade et que toute l'innocence et la naïveté de mes sentiments cruellement trahis soient source d'indignation générale.
Ce qui est honteux, c'est que j'acquiece à ce sort misérable, sinon pourquoi serais-je cette enfant naïve et larmoyante, pourquoi aurais-je un visage angélique si ce n'était pas pour me faire défigurer par un monstre sans vergogne? C'était la plus parfaite des fins possibles.
C'est ainsi que je me parai de la plus belle de mes robes et que je colorai mes paupières de pourpre le jour de mon meurtre. J'étais destinée à cette fin cruelle et tragique, je l'avais élue comme étant ma destinée, trop sacrée pour subir une existence si insipide qu'était le bonheur béat dont rêvent toutes les âmes salies.
Et toi, tu n'aspires à rien d'autre que d'avoir ce privilège qu'est de me détruire, riant de ma honte et de ma tristesse devant tous. Mon regard baissé exalte tes sens, tandis que je suis subjuguée par la beauté poétique de cet instant dramatique dont je suis, et moi seule, la vedette.
Que mon amour soit mon bourreau afin que ma mort soit extase.
